| |
Ivan Vyrypaev (Viripaiev)
GALIN STOEV
« Garder tous les sens en alerte, alors que tout est fait pour les endormir. »
Galin Stoev
Metteur en scène né à Varna (Bulgarie) en 1969.
Diplômé de l'Académie Nationale des Arts du Théâtre et du Cinéma (Sofia). A partir de 1991, il travaille à Sofia en tant que metteur en scène et comédien. Il met en scène de nombreux spectacles, notamment au Théâtre National à Sofia : Madame de Sade de Mishima, Le cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht et Arcadia de Tom Stoppard, Prix de la Meilleure Production en 2001.
Parmi ses récentes mises en scène, Jeux de Massacre de Ionesco au Théâtre de la Ville de Ljubljana en Slovénie, Le Jeu de l'amour et du hasard d'après Marivaux au Théâtre Dramatique de Varna et Antigone à Technoland d'après Sophocle, une production du Théâtre National de Skopje en Macédoine qui a été présentée dans le cadre de "New generation East" aux Festspiele de Berlin en 1999.
Il a été invité en tant qu'artiste en résidence au Royal National Theatr à Londres, à la West Yorkshire Playhouse à Leeds, à l'Académie Internationale de Théâtre à Bochum et en janvier 2001, à l'Academie Schloss Solitude à Stuttgart, où il a notamment créé Personals, un collage théâtral de textes issus d'Internet et de citations des grandes pièces du répertoire,et, en collaboration avec Oscar Strasnoy, Préparatifs de noce à la campagne d'après Kafka. Galin Stoev a réalisé plusieurs projets avec Oskar Strasnoy, dont Histoire, une opérette d'après Gombrowicz présentée en 2004 à l'Opéra de Stuttgart et à l'Opéra de Lille, ainsi qu'au Teatro Colon à Buenos Aires.
Il a enseigné au St. Martin's College of Art and Design de Londres, à l'Arden School de Manchester ainsi qu'au Conservatoire National à Ljubljana et à Sofia.
Oxygène est la deuxième mise en scène par Stoev d'un texte d'Ivan Viripaev. La première était sa pièce Les Rêves (titre bulgare Archéologie des rêves) preséntée au festival internationl à Varna en juin 2002.
Stoev a mis en scène Oxygène d'abord avec les acteurs bulgares au « Théâtre 199 » en juin 2003.
En 2002, Stoev est invité à Bruxelles par le CIFAS, dans le cadre de « Europalia Bulgarie ». Son stage très court, intitulé Antiquité urbaine, est l'occasion de sa rencontre avec Céline Bolomey, Stéphane Oertli (Cie Fraction Bruxelles) et Antoine Oppeheim qui décident de continuer le voyage avec lui jusqu'à aujourd'hui : ce fut d'abord Antigone puis la version française de Oxygène (2004) puis Tchékhologie (2006).
En 2005, il fonde à Bruxelles sa propre compagnie, FINGERPRINT, dont la première création est, en octobre 2006, Genèse N°2 d'Ivan Viripaev. Une production du THEATRE DE LA PLACE Liège qui rencontre un vif succès au 61e FESTIVAL D'AVIGNON. Saison 2007/2008, Genèse N°2 sera donnée à Rome, Bruxelles, Paris et Ottawa.
Au printemps 2007, à la COMEDIE FRANCAISE, Galin Stoev a dirigé Christine Fersen, Gérard Giroudin et Serge Bagdassarian dans la création française de : La Festa de Spiro Scimone.
A l'automne 2007, il crée en Bulgarie (avec Snejina Petrova, Stefan Valdobrev, Asen Blatechki et Radena Vakanova) Petite pièce pour chambre d'enfant de Jana Borisova (Prix 2007 de la dramaturgie contemporaine bulgare), actuellement à l'affiche du THEATRE 199 de Sofia.
A LA COMEDIE FRANCAISE :
La Festa de Spiro Scimone
reprise au THEATRE DU VIEUX COLOMBIER du 12 février au 8 mars 2008.
Douce vengeance et autres sketches de Hanokh Levin création au STUDIO-THEATRE du 13 mars 2008 au 20 avril 2008.
A propos de FINGERPRINT
Définir les grandes lignes d'une nouvelle compagnie théâtrale comporte le danger de produire un manifeste, et j'en suis parfaitement conscient, et ce n'est pas du tout mon but. En effet, un manifeste tend à fixer d'une certaine manière les choses, ce qui annonce aussi leur potentiel de dogmatisation. De mon point de vue, le théâtre se trouve aux antipodes du dogme. Une performance théâtrale est inévitablement liée aux moments de sa conception et de sa fin. Le temps est un terme que l'on utilise pour définir l'infini processus du changement. Je m'intéresse au théâtre en tant que moyen pour manipuler les conventions du temps, un moyen nous permettant de comprendre le sens du chaos, réduisant ainsi la souffrance qu'il engendre.
A mon sens, le théâtre trouve son intérêt s'il crée un espace artificiel entre nous et ce que nous vivons. Un théâtre qui trompe le temps et permet de nous observer à distance, un théâtre qui sépare le « nous » de notre for intérieur, et nous force ainsi à nous retourner sur nous-même. Ce paradoxe est à mon avis la seule raison valable de son existence. Le théâtre existe grâce au paradoxe d'un moment bien précis - l'instant où l'on sait tout, tout en étant conscient qu'on ne sait rien. Simplement parce que ce moment est remplacé par le suivant et tout recommence depuis le début.
L'emprunte digitale porte toute l'information sur la personne qui la laisse. L'emprunte digitale est un code immuable, un dessin précis, une preuve, un monument du crime. Pourtant, contrairement au crime, l'emprunte peut être effacée, de la même manière que le moment de vérité apparu lors d'une performance peut être effacé peu après la fin du spectacle. Cela veut-il dire que la vérité est elle aussi effacée ? Même lorsqu'il nous échappe, ce moment de vérité peut être retrouvé et réactivé, mais au prix d'un crime commis contre nos certitudes. Le paradoxe de l'emprunte digitale est le paradoxe du théâtre : les deux comportent l'information ainsi que la possibilité de sa disparition.
Le théâtre ne prêche ni ne sermonne. Le théâtre laisse ses empruntes sur la conscience, laissant la responsabilité de leurs conservations ou de leurs obliterations à chaque spectateur. Galin Soev
|
|
Galin Stoev
Photo de couverture de la plaquette de saison 07/08 du Théâtre Français - CNA / Ottawa
Montévidéo Marseille juillet 2006 avec l'équipe de création de Genèse N°2
Rencontre-débat au 61e Festival d'Avignon "A quoi peut servir une politique culturelle en Europe ? " le 8 juillet 2007 - Gymnase du Lycée Saint-Joseph
participation de Galin Stoev
(extrait de la retransmission France Culture)
|
|