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    CREATION EN POLOGNE



danse delhi

A propos de la pièce

ENTRE DANSE ET TRANSE

Chaque mouvement / A l’intérieur de la danse / Ressenti par toi / Avec calme et attention / Et à l’intérieur et à l’extérieur / Et au début et à la fin / Au fond et à la surface du sommeil.

Les titres des sept pièces autonomes, chacune en un acte, qui composent DANSE « DEHLI » forment cette phrase…

Genre de la pièce
Amour et mort dans la salle d’attente d’un hôpital : un mélodrame ? Les personnages perdent et retrouvent leurs proches, se déchirent autour de sujets sentimentaux, pleurent comme des enfants, crient. Mais aussi s’affrontent en une sorte de dispute philosophique, s’engueulent, piquent des fou-rires et perdent contenance comme dans une comédie à quiproquo. Ou bien s’expriment comme des médiums, des rêveurs éveillés. Les sujets graves et frivoles se mélangent, les choses sont dites et contredites, le langage sacré se combine au profane, défiant le politiquement correct et le communément admis, selon des procédés d’étrangéisation et de carnavalisation de l’univers dramatique qui tendent vers… la comédie satyrique.
Une façon de parodier la pièce au quatrième mur, de mettre en abîme l’illusion : l’ouverture du rideau de scène marque le début des sept pièces, sa fermeture suivie des saluts des comédiens au public, le terme de chacune.
Comme toujours chez Viripaev, le genre de la pièce est aussi mouvant qu’est multiple l’identité des personnages. Différents registres se télescopent, la rupture est de règle, l’humour est noir, la répétition et la variation régissent l’action.

Six personnages
Amants adultérins : Catherine, danseuse d’une danse indienne sacrée, et Andrei
Olga, femme d’Andrei, trompée et suicidaire
Alina Pavlovna, la vieille mère de Catherine, atteinte du cancer et danseuse ratée
Femme Agée, critique de danse classique
Infirmière

Lieu
Le lieu de l’action est l’hôpital où tels ou tels personnages viennent en tant que proches de patients dont le pronostique vital est engagé, ou proches de proches.

Les liens, les histoires qui les unissent sont à la fois clairement énoncés et volontairement embrouillés, notamment, du fait de l’ordre dans lequel se succèdent les sept pièces. Ainsi, d’une pièce à l’autre, les personnes décédées reviennent à la vie en tant que visiteurs tandis que certains visiteurs rejoignent leur lit de mort, dans une interversion permanente et abracadabresque. Chaque histoire a la même ramification. Elle débute par l’annonce « officieuse » de la mort faite par Infirmière à un proche en échange d’un billet de 100 dollars et se termine par la contre-signature de l’acte de décès. Les mêmes moments reviennent de manière comique et obsessionnelle. D’abord, le récit de la dance « Delhi » qui relate l’invention de cette dance que Catherine a « reçue » comme un don sacré au cœur de l’infernal souk de Delhi, capitale de l’Inde. Une danse d’éveil intérieur au monde qui enseigne la compassion universelle et le lâcher-prise, le silence et le renoncement à la recherche des coupables, l’acceptation tranquille de la qualité mortelle de tout être vivant.

Ce récit « essentiel » et poétique est formulé à plusieurs reprises, avec ajouts et variations, de même que des dialogues sur le sujet d’Auschwitz, métaphore d’une culpabilité universelle, ou des aveux d’insensibilité face au décès d’un proche, ou des expressions de compassion venant des uns et des autres qui se verront refusées. Mais la machine de répétition et de variation obéit également à la règle de la rupture. Ainsi Infirmière pourra ne plus accepter l’argent et se transformer en gourou, le décès provoquer une douleur franchement exprimée, le soutien proposé être accepté …et la personne qui aurait dû parapher l’acte de décès, tomber dans une sorte de transe orphéenne et quitter les lieux contre toute attente…
Situations incongrues, cocasses, vaudevillesques, toutes se déroulent dans le même univers hospitalier dont l’ameublement et le décor changent comme dans une salle de vente. Face à la mort des proches, se déclenchent des réflexions sur les questions existentielles et spirituelles, et se déploient des joutes verbales où les positions opposées s’affrontent. La philosophie bouddhiste est reconnaissable avec ses sujets de prédilection comme la mort, la compassion, le lâcher-prise, l’aspiration à un bonheur universel…

Tania Moguilevskaia - Docteur en Etudes Théâtrales, Paris III, Sorbonne Nouvelle.




Taniec "Delhi"
(Danse "Delhi")

Texte
Ivan Viripaev
Traduction polonaise
Karolina Grouszka

Mise en scène
Ivan Viripaev
Décor
Margarita Ablajewa
Costumes
Katarzyna Lewinska
Chorégraphie
Leszek Bzdyl

Avec
Karolina Grouszka
Beata Fudalej
Pawel Paprocki
Agata Buzek
Aleksandra Justa
Kamilla Baar


Création en traduction polonaise
le 5 mars 2010

au Théâtre National de Varsovie
Pologne


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